Internet est devenu au fil des ans le lieu idéal pour exprimer son opinion… Forum, réseaux sociaux, avis de consommateurs, une multitude d’espaces d’échange sont proposés aux internautes. Mais en tant qu’espace public dans lequel chaque usager peut prendre la parole et exprimer son opinion, des dérapages peuvent vite arrivés. Diffamation, harcèlement moral… Internet expose aujourd’hui les entreprises, les marques et les personnes à de nouveaux risques. Pour éviter alors d’en être victime, il faut se donner les moyens de lutter efficacement.

Depuis quelques années, le harcèlement sur Internet, également appelé « cyberbullying » ou encore « cyberharcèlement », fait l’objet d’une attention particulière des autorités en vigueur, dont la CNIL, les services de maintien de l’ordre et les ministères concernés. On parle de harcèlement sur Internet lorsqu’une personne est victime d’humiliations, de moqueries, d’injures, voire de menaces physiques sur la toile. Le plus souvent, lorsqu’un bouc émissaire est victime de harcèlement, cela apparaît sur Internet dans un espace de discussion créé dans le but de nuire à la victime ou sur son profil. Facebook est souvent le réseau social le plus exposé à ce genre de lynchage public. Sur cet espace dédié, des internautes viennent insulter, en général de manière anonyme, la victime et ne cessent de la harceler.

Le harcèlement moral sur Internet peut également prendre d’autres formes. En effet, tout ce qui nuit à une personne peut être considéré comme harcèlement : détournement d’identité, profil et compte de messagerie piratés, intimidation, création de faux profils… Le harcèlement sur Internet touche plus particulièrement les adolescents qui ne sont pas, ou trop peu, sensibilisés aux problématiques d’e-réputation et de harcèlement moral. Si les boucs émissaires ont toujours existé à l’école, au collège et au lycée, Internet rend public ce type d’attaque personnelle, et confronte les jeunes, et leurs familles à devoir prendre des mesures drastiques pouvant conduire à un recours au Tribunal et faire appel à des agences spécialisées dans le nettoyage du net afin d’obtenir la suppression des propos et photographies à l’origine du harcèlement moral, sur Internet, si elles n’y sont pas parvenues en contactant directement le responsable du site concerné.

Aujourd’hui, la loi oblige les réseaux sociaux à mettre en place les moyens nécessaires pour éviter le harcèlement. Facebook par exemple, permet dans ses paramètres de bloquer l’ajout de commentaires de personnes ne faisant pas partie de son cercle d’amis, et permet également de rendre privé son profil. Même si ces mesures contribuent à limiter les risques, elles ne peuvent empêcher à des individus de créer un groupe ou une page dont le but est de diffuser des propos insultants. Ainsi, la protection contre le harcèlement sur Facebook possède des limites et nécessite une importante surveillance. En plus de permettre de protéger son profil, les réseaux sociaux fournissent généralement des outils permettant de bloquer définitivement toute nouvelle communication avec le « harceleur » et de signaler son activité auprès du webmaster. Ainsi, dans la majorité des cas, la victime peut obtenir la suppression des contenus.

Si à l’heure actuelle encore aucun article de loi n’a été voté afin de légiférer plus facilement dans le cas de harcèlement sur Facebook ou d’autres espaces de communication, ce genre de pratiques répondent dans la plupart des cas à d’autres types d’infractions telles que la diffamation, la collecte illicite d’information, et l’injure.